La loi sur le logement partagé à Dubaï est entrée en vigueur

La loi sur le logement partagé à Dubaï est entrée en vigueur

La location de chambres et d'espaces partagés à Dubaï est devenue une activité soumise à permis et à des règles claires, depuis l'entrée en vigueur, le mercredi 26 août 2026, de la loi n° 4 de 2026 régissant l'occupation et la gestion des logements partagés, qui met fin aux logements informels et au surpeuplement et instaure des amendes allant de 500 AED jusqu'à 1 000 000 AED en cas de récidive.

À qui s'applique la loi ?

La loi couvre toutes les unités immobilières de Dubaï, y compris celles situées dans les zones de développement spéciales et les zones franches, et s'adresse à trois catégories : le propriétaire qui affecte son bien au logement partagé, les établissements agréés qui gèrent les unités ou les louent au propriétaire pour les sous-louer, et les occupants eux-mêmes. Elle s'applique aussi aux contrats de bail et de gestion conclus entre ces parties. Seuls les logements collectifs pour travailleurs en sont exclus.

Pas de location sans permis

Le changement le plus important : affecter une unité au logement partagé est désormais interdit sans permis préalable de la Municipalité de Dubaï, en coordination avec le Département des terres et des biens immobiliers. Le permis est délivré pour un an renouvelable ; le propriétaire peut demander un permis de deux ans, la demande de renouvellement devant être déposée au moins 30 jours avant l'expiration. Le permis n'est délivré que si l'unité respecte les exigences d'urbanisme et de construction, les normes de santé, de sécurité et de protection incendie, le nombre maximal d'occupants et la surface allouée à chacun.

Qui a le droit de louer ?

La loi réserve le droit de louer une unité de logement partagé au propriétaire et à l'établissement agréé uniquement, et interdit aux occupants ou à tout tiers de sous-louer l'unité ou tout espace qui s'y trouve. Cela met fin à une pratique courante où un locataire divisait un appartement et en louait les chambres à d'autres. Le Département des terres gérera un registre électronique du logement partagé, publiera des modèles de contrats unifiés et tiendra un indice des loyers pour ces unités.

Infractions et mesures
500 – 500 000 AEDAmende pour une infraction
1 000 000 AEDAmende maximale en cas de récidive dans l'année
6 moisSuspension maximale de l'activité d'un établissement

Outre l'amende, les autorités compétentes peuvent annuler le permis, coordonner l'annulation de la licence commerciale de l'établissement, couper les services publics de l'unité en infraction jusqu'à régularisation, et faire évacuer l'unité par décision du juge de l'exécution du Centre de règlement des litiges locatifs, seul compétent pour tous les litiges nés de cette loi.

Un an pour se mettre en conformité

Les propriétaires et établissements déjà en activité avant l'entrée en vigueur de la loi disposent d'un an pour régulariser leur situation, délai que le Directeur général de la Municipalité de Dubaï peut prolonger une seule fois.

La loi n'interdit pas le logement partagé ; elle le fait passer de l'ombre au régime du permis. Le message pratique à tout propriétaire et établissement : obtenez le permis avant de louer et documentez vos contrats sur les modèles approuvés, car une unité sans permis s'expose à l'amende et à l'évacuation sur décision du juge de l'exécution. Quant à l'occupant, qu'il sache que sous-louer la chambre qu'il habite n'est plus une simple faute contractuelle mais une infraction légale dont il répond. Le délai d'un an n'est pas un temps d'attente, c'est un temps de régularisation.
— Maître Awadh Almheiri