Hamid ben Rached adopte la loi sur l'Autorité d'Ajman

Hamid ben Rached adopte la loi sur l'Autorité d'Ajman

Son Altesse le Cheikh Humaid bin Rashid Al Nuaimi, membre du Conseil suprême et souverain d'Ajman, a promulgué la loi n° 6 de 2026 relative à l'Autorité de reddition des comptes d'Ajman, qui en fait l'organe suprême de contrôle et de reddition des comptes, chargé de renforcer l'intégrité et la transparence et de protéger les deniers publics dans l'émirat.

La loi dispose que l'Autorité jouit de la personnalité morale ainsi que de l'indépendance financière et administrative, et qu'elle relève directement de Son Altesse le souverain d'Ajman. Elle est le successeur légal de l'Autorité de contrôle financier d'Ajman, à laquelle reviennent l'ensemble des droits, actifs et obligations de l'ancienne autorité.

L'Autorité a pour objectif de protéger les deniers publics en veillant à l'efficience, à l'efficacité et à l'économie dans l'utilisation des ressources publiques, d'améliorer la qualité et l'efficacité des travaux d'audit fournis aux entités soumises à son contrôle, ainsi que de renforcer les principes de gouvernance, de transparence, de reddition des comptes et d'intégrité, et de lutter contre la corruption financière et administrative sous toutes ses formes.

En vertu de la loi, Son Altesse le Cheikh Ammar bin Humaid Al Nuaimi, prince héritier d'Ajman, assure la présidence de l'Autorité. La loi prévoit également la nomination d'un directeur général de l'Autorité par décret émiri du souverain ; celui-ci est responsable devant le président et assure la gestion de l'Autorité, en veillant à ce que la direction exécutive s'acquitte de l'ensemble des missions et prérogatives confiées à l'Autorité en vertu de la présente loi.

La loi définit les compétences de l'Autorité, notamment l'audit des états financiers consolidés du gouvernement de l'émirat et l'émission d'un avis à leur sujet, la vérification du respect par les entités soumises à son contrôle des textes législatifs, politiques et réglementations, ainsi que l'examen et l'évaluation de l'efficacité des systèmes de contrôle interne, des systèmes de technologies de l'information et de la communication et des systèmes intelligents, en plus de l'examen de la performance et des risques.

La loi ajoute également des compétences relatives à l'organisation du mécanisme de recours par les entités soumises à son contrôle à des cabinets d'audit agréés pour exercer la profession d'audit ou des services fiscaux, ou tout autre service professionnel lié aux travaux de l'Autorité, ainsi que la réception, l'examen et l'investigation des signalements de corruption financière et administrative, en plus de la représentation du gouvernement de l'émirat auprès des instances fédérales et locales et des organisations concernées par le contrôle et la lutte contre la corruption financière et administrative.

La loi confère à l'Autorité des pouvoirs lui permettant d'exercer ses missions, notamment la demande d'informations, de documents et de données, la consultation des documents, registres et systèmes électroniques des entités soumises à son contrôle et la conservation de copies de ceux-ci, l'accès aux locaux des entités soumises à son contrôle pour effectuer des travaux de contrôle sans autorisation préalable, conformément aux dispositions de la loi et aux textes en vigueur, ainsi que la demande de toute donnée, clarification ou divulgation nécessaire pour enquêter sur des faits de corruption financière et administrative.

Sont soumis au contrôle de l'Autorité les organismes gouvernementaux locaux, les autorités et établissements publics, les zones franches, les conseils, les secrétariats généraux, les centres, les bureaux et les fonds, ainsi que l'ensemble des personnes morales publiques relevant du gouvernement d'Ajman, en plus des sociétés, établissements et projets économiques appartenant au gouvernement ou dans lesquels le gouvernement ou les entités soumises à son contrôle détiennent une participation d'au moins 25 %.

La loi comporte des dispositions visant à renforcer l'intégrité et à lutter contre la corruption financière et administrative, à protéger et récompenser les lanceurs d'alerte et les témoins, à ne pas divulguer leur identité ni aucune information permettant de les identifier, et à garantir qu'ils ne fassent l'objet d'aucune discrimination ni d'aucun mauvais traitement en raison de leur signalement ou de leur témoignage.

La loi énonce également des dispositions relatives à l'exonération et à l'atténuation des peines, ainsi qu'au règlement et au recouvrement des deniers publics dans l'intérêt général, conformément aux procédures prévues par la loi et par le règlement relatif aux procédures de lutte contre la corruption.

La loi fixe les sanctions applicables en cas d'entrave aux travaux de l'Autorité, comprenant une peine d'emprisonnement n'excédant pas un an et une amende comprise entre 10 000 et 1 000 000 de dirhams, ou l'une de ces deux peines, dans les cas déterminés par la loi.

La loi abroge le décret émiri n° 5 de 2017 relatif à l'Autorité de contrôle financier d'Ajman, les règlements, textes et décisions pris en application de celui-ci demeurant en vigueur dans la mesure où ils ne sont pas contraires aux dispositions de la nouvelle loi, et ce jusqu'à la publication de ses textes d'application.

La loi entre en vigueur à compter de sa date de promulgation et sera publiée au Journal officiel.

Source : Agence de presse des Émirats (WAM)