Mohammed ben Rachid adopte une loi sur le développement social à Dubaï
Son Altesse Cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, vice-président et Premier ministre de l'État, que Dieu le protège, en sa qualité de souverain de l'émirat de Dubaï, a promulgué la loi n° (12) de 2026 relative à l'Autorité de développement communautaire de Dubaï.
La loi a défini les objectifs de l'Autorité consistant à réglementer le secteur social dans l'émirat de Dubaï, à le développer et à le faire progresser, de manière à contribuer à la réalisation d'un développement communautaire durable, à rehausser la qualité des services sociaux dans l'émirat, à organiser la prestation de ces services et à les rendre accessibles aux différentes catégories de la société, à garantir la protection des catégories les plus exposées au préjudice et à contribuer à leur intégration dans la société, à réaliser l'autonomisation sociale et financière des citoyens de Dubaï, et à faire de l'émirat le meilleur endroit où vivre et travailler, outre la contribution à la réalisation de la cohésion sociale entre les membres et les composantes de la société, et l'encouragement des composantes de la société à participer et à assumer la responsabilité communautaire.
Compétences de l'Autorité
La loi a également défini les compétences et les missions de l'Autorité de développement communautaire en tant qu'entité gouvernementale compétente pour réglementer, développer et contrôler le secteur social dans l'émirat ; ses missions les plus importantes comprennent : l'élaboration et le développement des plans stratégiques et des politiques sociales relatifs à la réalisation d'un développement communautaire durable et au développement du secteur social, et la proposition de législations relatives au développement communautaire ainsi qu'à la réglementation et au développement du secteur social dans l'émirat.
Les compétences de l'Autorité comprennent également l'agrément des institutions d'utilité publique conformément à la législation en vigueur ainsi que leur contrôle et leur supervision, la réglementation et l'agrément des praticiens des professions sociales, la délivrance des autorisations nécessaires aux prestataires de services sociaux, la réglementation du bénévolat dans l'émirat, la garantie de la disponibilité des services sociaux pour les individus et les familles, et l'autonomisation sociale et financière des catégories les plus exposées au préjudice parmi les citoyens et leurs familles.
Conformément à la loi, l'Autorité de développement communautaire de Dubaï est chargée de créer et de développer un système intégré de protection des catégories les plus exposées au préjudice, en particulier les enfants et les personnes en situation de handicap, d'élaborer les programmes et les plans à même de renforcer la cohésion sociale et familiale et la participation communautaire, de créer des centres communautaires et des conseils de quartiers résidentiels, de mener des recherches et des études sociales, et de nouer des partenariats avec le secteur privé, les institutions d'utilité publique et les entités gouvernementales, de manière à contribuer à l'exhaustivité et à l'intégration des services sociaux et à renforcer leur efficacité et leur efficience.
La loi a également stipulé que l'Autorité est dotée d'un directeur général, nommé par un décret émis par Son Altesse le souverain de Dubaï, le directeur général étant chargé de superviser l'Autorité et de prendre ce qui est nécessaire à la réalisation de ses objectifs et à lui permettre d'exercer les compétences qui lui sont confiées.
Prise en charge des mineurs et des personnes incapables ou à capacité réduite
La loi a traité de la réglementation de la prise en charge des mineurs et des personnes incapables et à capacité réduite, l'Autorité de développement communautaire de Dubaï étant considérée comme l'entité gouvernementale compétente dans l'émirat pour tout ce qui concerne la prestation de services sociaux à leur profit, en vertu d'une décision émanant des autorités judiciaires ou des autorités compétentes. Les missions de l'Autorité comprennent la prise des procédures et mesures nécessaires au suivi de la situation de vie du mineur, la vérification qu'il reçoit les soins et que ses besoins de subsistance, sociaux, sanitaires, éducatifs et récréatifs sont satisfaits de manière à réaliser son intérêt supérieur, la vérification que les personnes incapables et à capacité réduite obtiennent les soins et la protection qui leur sont nécessaires, y compris la prise en charge alternative, qu'elle soit familiale ou institutionnelle, la représentation des mineurs et des personnes incapables et à capacité réduite en matière de protection et de prise en charge devant les entités gouvernementales et non gouvernementales et les autorités judiciaires compétentes, la fourniture d'une protection contre toute pratique illicite à laquelle ils pourraient être exposés, outre le placement des personnes dont l'Autorité assure la prise en charge dans l'un des foyers de soins sociaux ou sanitaires, conformément aux conditions et règles approuvées à cet égard.
Personnes à faible revenu
La loi a traité de la réglementation des affaires des personnes à faible revenu, l'Autorité de développement communautaire étant chargée, conformément aux critères approuvés par le président du Conseil exécutif de l'émirat de Dubaï, de définir et de déterminer la catégorie des personnes à faible revenu, aux fins de l'exercice des compétences qui lui sont confiées en vertu de la présente loi ; elle est également chargée de procéder à la révision périodique des critères de faible revenu à la lumière des indicateurs économiques et sociaux, et de soumettre les recommandations appropriées à ce sujet au Conseil exécutif pour approbation.
L'Observatoire social
La loi a également stipulé la création d'un observatoire social au sein de la structure organisationnelle de l'Autorité, en coopération et en coordination avec les entités compétentes, afin d'étudier les différents phénomènes sociaux dans l'émirat de Dubaï, d'en collecter les données, de les anticiper, et d'œuvrer à l'intervention précoce et à la lutte contre les phénomènes négatifs parmi eux, ainsi qu'à la prévention et à la limitation de leurs effets sur la société. L'observatoire social est chargé d'étudier les phénomènes sociaux décelés, de les analyser, d'en connaître les causes et d'en mesurer l'impact sur la société, outre la mise en place d'un système de constitution de la base de données sociale englobant toutes les catégories de la société, en particulier les catégories les plus exposées au préjudice, tandis que les entités compétentes sont tenues de fournir les données et informations nécessaires pour permettre à l'Autorité de créer et de gérer l'observatoire social et d'atteindre les finalités pour lesquelles il a été créé.
Le système unifié
La loi a également stipulé la création d'un système unifié de gestion des cas sociaux et des cas humanitaires nécessitant des services sociaux à l'échelle de l'émirat de Dubaï, et ce en coordination avec les entités compétentes, afin de garantir l'intégration et l'exhaustivité des services sociaux fournis à ces cas. Par l'intermédiaire du système unifié, l'Autorité est chargée d'étudier et d'évaluer les cas sociaux et humanitaires nécessitant des services sociaux et d'en assurer le suivi, en coordination avec les entités compétentes et les prestataires de ces services, afin de garantir que les personnes concernées obtiennent les services sociaux dont elles ont besoin, ainsi que leur autonomisation sociale.
La loi a imposé aux entités gouvernementales locales qui fournissent des services à caractère social d'utiliser le système unifié et d'assurer la connexion électronique nécessaire à ce système, et a également imposé aux entités gouvernementales locales et aux prestataires de services sociaux dans l'émirat de Dubaï de fournir à l'Autorité l'ensemble des données et informations qu'elle demande, en vue de créer, de gérer et d'exploiter le système unifié, conformément aux critères et mécanismes établis par l'Autorité pour la gestion et le traitement des cas sociaux et humanitaires.
La loi a également stipulé la création du « Fonds de développement communautaire » au sein de l'Autorité, dont les recettes sont affectées à l'octroi d'un soutien financier aux catégories qui en bénéficient et au financement des projets et services sociaux dans l'émirat de Dubaï. Le Fonds vise à contribuer à la réalisation du développement social à Dubaï et à l'édification d'une société plus cohésive et plus stable, à contribuer à assurer la protection et la prise en charge sociales des catégories les plus exposées au préjudice, à leur fournir des aides en numéraire et en nature, outre la fourniture d'aides d'urgence aux personnes sinistrées en cas de catastrophes, de crises et de circonstances exceptionnelles.
Le Fonds vise également à fournir le financement nécessaire au soutien des programmes de formation professionnelle destinés aux personnes sans emploi et à leur préparation au marché du travail, à contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des catégories bénéficiaires, au relèvement de leur niveau de vie et au renforcement de leur rôle dans la société, outre le renforcement du partenariat avec le secteur privé et l'incitation des entreprises, des institutions et des individus à contribuer au financement des programmes de développement communautaire.
Émission des décisions d'exécution
La loi a stipulé que le directeur général de l'Autorité de développement communautaire de Dubaï émet les décisions nécessaires à l'exécution des dispositions de la loi, à l'exception des décisions relevant de la compétence du président du Conseil exécutif conformément à ses dispositions, ces décisions devant être publiées au Journal officiel du Gouvernement de Dubaï.
La présente loi remplace la loi n° (8) de 2015 relative à l'Autorité de développement communautaire de Dubaï, et la loi n° (15) de 2020 relative au transfert de certaines compétences attribuées à la Fondation des biens de mainmorte et des affaires des mineurs vers l'Autorité de développement communautaire de Dubaï est abrogée ; est également abrogée toute disposition figurant dans tout autre texte législatif dans la mesure où elle est contraire aux dispositions de la nouvelle loi.
Les décisions et règlements émis en application de la loi n° (8) de 2015 relative à l'Autorité de développement communautaire de Dubaï demeurent en vigueur, dans la mesure où ils ne sont pas contraires aux dispositions de la nouvelle loi, jusqu'à l'émission des décisions et règlements qui les remplacent.
La présente loi est publiée au Journal officiel et entre en vigueur à compter de la date de sa publication.
Awadh Almheiri Law Firm and Legal Consultations
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