Lancement de la 12e session du programme de spécialistes de la lutte contre la traite des êtres humains avec la participation de 61 membres de 9 pays

Lancement de la 12e session du programme de spécialistes de la lutte contre la traite des êtres humains avec la participation de 61 membres de 9 pays

Les activités de la douzième édition du programme « Spécialiste de la lutte contre la traite des êtres humains » ont été lancées à Dubaï. Organisé par le Commandement général de la police de Dubaï en coopération avec le Comité national de lutte contre les crimes de traite des êtres humains, l’Institut judiciaire de Dubaï et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime pour les pays du Conseil de coopération du Golfe, le programme réunit 61 participants et participantes représentant neuf pays du Golfe et pays arabes.

L’ouverture s’est déroulée en présence de Son Excellence le juge Abdul Rahman Murad Al Balooshi, vice-président du Comité national de lutte contre la traite des êtres humains et sous-secrétaire du ministère de la Justice, de Son Excellence le général de division Saif bin Abid, assistant du commandant général chargé des affaires d’excellence et de leadership à la police de Dubaï, de Son Excellence la juge Dr Ebtisam Al Bedwawi, directrice générale de l’Institut judiciaire de Dubaï, du Dr Mohannad Fayez Dweikat, coordinateur régional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, du général de brigade Faisal Al Khumairi, directeur du Département général des droits de l’homme, de son adjoint le général de brigade Saeed Al Helli, ainsi que d’un certain nombre d’officiers et de participants au programme.

Le juge Abdul Rahman Murad Al Balooshi a souligné que la poursuite du programme depuis plus de 10 ans traduit l’engagement des Émirats arabes unis à développer les capacités et les compétences spécialisées, nationales et internationales, et à renforcer la coopération ainsi que l’échange de connaissances et d’expériences entre les États, en phase avec les évolutions et les défis liés à ce crime.

Il a ajouté : « Nous sommes face à un crime transnational dont les auteurs ne cessent de piéger des innocents dans différentes régions du monde, à une époque où ses modes opératoires ont connu des évolutions rapides et où ses auteurs exploitent les technologies modernes et les techniques d’intelligence artificielle pour dissimuler leur identité et contrôler les victimes. Cela nous impose à tous la responsabilité de poursuivre l’élaboration de programmes durables qui contribuent au développement des connaissances nationales, au suivi des évolutions des modes de commission de ce crime et au renforcement des capacités des cadres concernés, afin de garantir une réponse plus efficace au crime, la poursuite de ses auteurs et la protection de ses victimes. »

Al Balooshi a affirmé que le programme « Spécialiste de la lutte contre la traite des êtres humains » constitue un programme intégré consacré à la formation de cadres et d’experts spécialisés, à même de soutenir les efforts de leurs pays face à ce crime, précisant qu’il forme le noyau d’un réseau de spécialistes nationaux qui interviennent aujourd’hui au sein des différentes entités du dispositif national émirien de lutte contre ce crime et qui travaillent dans les équipes d’enquête spécialisées du parquet et dans les chambres judiciaires compétentes pour connaître des affaires de traite des êtres humains.

Il a évoqué la contribution des cadres formés dans le cadre du programme à la constitution d’un réseau d’experts nationaux jouant un rôle actif dans le soutien au système d’orientation intelligente des victimes de la traite des êtres humains, ce qui a permis le transfert des expériences et des connaissances entre les équipes spécialisées du dispositif et a contribué de manière tangible au développement de ses mécanismes de travail et au renforcement des efforts de protection des victimes.

De son côté, Son Excellence le général de division Saif bin Abid a affirmé que la poursuite du programme et son arrivée à sa douzième édition reflètent une approche institutionnelle solidement ancrée dans la formation et la qualification de compétences spécialisées, capables de traiter ce type de criminalité avec efficacité et professionnalisme et de suivre les mutations et les défis qui y sont liés aux niveaux régional et international.

Il a déclaré que le Commandement général de la police de Dubaï est convaincu que le développement des capacités humaines spécialisées constitue l’un des principaux piliers du renforcement de l’efficacité du dispositif de lutte contre les crimes de traite des êtres humains, en particulier face à l’évolution des modes de commission de ces crimes et à l’exploitation des technologies modernes et des réseaux transfrontaliers, ce qui exige des cadres dotés de connaissances juridiques, sécuritaires et en matière de droits de l’homme, ainsi que des compétences pratiques nécessaires à la détection précoce des crimes et à leur traitement selon les meilleures pratiques et normes internationales.

Il a ajouté que la participation de représentants de neuf pays du Golfe et pays arabes confère au programme une dimension régionale importante et contribue à renforcer l’échange d’expériences et de bonnes pratiques, soulignant que le partenariat entre la police de Dubaï et les instances nationales et internationales associées à l’organisation du programme traduit l’importance de la complémentarité des rôles et de l’unification des efforts face aux crimes de traite des êtres humains, ainsi que du renforcement du dispositif de prévention, de protection et de poursuite, en appui aux efforts nationaux, régionaux et internationaux visant à combattre ce crime et à préserver la dignité et les droits de la personne humaine.

De son côté, le Dr Mohannad Fayez Dweikat a souligné l’importance du renforcement des capacités spécialisées en tant que pilier essentiel du renforcement des réponses nationales et régionales face à la criminalité organisée et à la traite des êtres humains sous ses formes traditionnelles et nouvelles.

Il a ajouté : « Ce qui renforce notre fierté à l’égard de ce parcours, c’est l’impact durable du programme et de ses résultats : nombre de ses diplômés sont devenus des responsables, des décideurs et des cadres exécutifs dans leurs pays et contribuent activement au développement des politiques et des pratiques nationales et régionales en matière de lutte contre la traite des êtres humains. Nous sommes également fiers qu’un grand nombre des formateurs de l’Office et des pays participants aujourd’hui comptent parmi les premiers diplômés de ce programme, qui ont poursuivi leur parcours professionnel et spécialisé à travers le cycle de formation de formateurs, pour devenir à leur tour des passeurs de savoir et des bâtisseurs de capacités dans leurs institutions, leurs pays et la région. Cela reflète clairement la durabilité de l’impact du programme et la transmission du savoir d’une génération à l’autre. »

Il a relevé que la nouvelle édition a veillé à intégrer des thématiques et des axes actuels portant sur l’intelligence artificielle et ses applications, la technologie financière, les transformations numériques, la gestion des données et d’autres évolutions connexes, permettant ainsi aux participants de mieux comprendre les nouvelles formes du crime, d’en anticiper les risques et de se familiariser avec les outils modernes de prévention, de détection, d’enquête, de poursuite et de protection des victimes.

Le général de brigade Faisal Al Khumairi a affirmé que le programme constitue l’un des principaux programmes spécialisés destinés à former des cadres qualifiés au traitement des affaires de traite des êtres humains selon une approche intégrée alliant les dimensions sécuritaire, juridique, des droits de l’homme et humanitaire, tout en tenant compte de la situation particulière des victimes et de leurs besoins et en garantissant leur prise en charge selon les normes professionnelles les plus élevées.

Il a expliqué que le traitement des crimes de traite des êtres humains exige un niveau avancé de qualification et de connaissance, compte tenu de leur nature complexe et de l’imbrication de leurs dimensions, et de la capacité qu’ils requièrent à repérer les indices de suspicion, à identifier les victimes et à les auditionner selon des méthodes professionnelles tenant compte de leur situation psychologique et sociale, ainsi qu’une bonne maîtrise des mécanismes d’orientation, de protection et de prise en charge et de la coordination avec les instances concernées, afin de préserver les droits et la dignité de la victime dès le premier moment de la découverte du cas.

Il a indiqué que l’arrivée du programme à sa douzième édition confirme la pérennité des efforts déployés pour développer le dispositif de lutte contre les crimes de traite des êtres humains et pour transmettre l’expérience accumulée à de nouvelles générations de spécialistes, précisant que la participation de 61 participants et participantes issus de neuf pays du Golfe et pays arabes représente une occasion importante d’échanger des expériences pratiques, de renforcer la coordination entre spécialistes et de développer une compréhension commune des défis émergents et des moyens d’y faire face, ce qui se répercute directement sur l’efficacité de la réponse à ces crimes, sur le renforcement de la protection des victimes et sur la poursuite de leurs auteurs.

Source : Agence de presse des Émirats (WAM)